Sans aucune prétention et le plus simplement possible, j'espère vous faire découvrir une infime partie du patrimoine châteaux, moulins, lavoirs ou autres que je puisse rencontrer lors de mes activations. En aucun cas je ne saurais prétendre être un connaisseur en la matière, j'essaie simplement, par la voie des ondes, par mon blog, grâce à tous les renseignements recueillis auprès des propriétaires, de revues, de livres ou tout autres, de ne pas laisser notre patrimoine tomber dans l'oubli. Si vous êtes propriétaire d'un moulin ou d'un château et que vous désiriez le voir activé et figuré dans mon blog, où que vous soyez en France, dites le moi, ce sera un but durant mes vacances, merci.
La plaine de la Bresse s'étend entre la bordure externe de l'arc jurassien et le Massif Central. Au cours de l'ère tertiaire, cette partie nord du bassin d'effondrement du Rhône et de la Saône était occupée par un lac au fond duquel des alluvions se sont déposées sur de grandes épaisseurs. Le retrait progressif du lac bressan a laissé place à de vastes marécages. La Bresse comtoise forme une entité paysagère et culturelle homogène, constituée d'un complexe interactif et cohérent d'étangs, de prairies et de boisements humides sur des sols peu perméables, dans un relief à peine vallonné. L'origine des étangs de Bresse semble remonter au XIIIe siècle. Ces plans d'eau, à vocation piscicole le plus souvent, ont été créés par l'homme. Leur faible profondeur et l'absence de gradient thermique autorisent le développement de la végétation sur toute la hauteur d'eau. La gestion traditionnelle a permis l'installation d'écosystèmes de grande valeur biologique. Dans la partie méridionale, l'étang Jean Guyon s'insère en lisière sud du bois des Foulletons. Ses berges sinueuses sont bordées d'une roselière particulièrement bien développée au sud. Une aulnaie marécageuse s'étend en queue d'étang sur des sols engorgés en permanence. Classé parmi les étangs méso-eutrophes à potamot capillaire (dont les eaux non acides sont moyennement riches en éléments nutritifs), ce plan d'eau se distingue par sa flore aquatique. Il héberge des espèces remarquables pour la région comme les potamots à feuilles obtuses et à feuilles aigu*s ainsi que la petite na*ade. Ces deux dernières bénéficient d'un statut de protection en Franche-Comté. La présence de la gratiole officinale, en raréfaction et protégée au plan national, confirme cet intérêt botanique : c'est l'une des stations bressanes de cette plante caractéristique des prairies longuement inondables et des sols engorgés.