Sans aucune prétention et le plus simplement possible, j'espère vous faire découvrir une infime partie du patrimoine châteaux, moulins, lavoirs ou autres que je puisse rencontrer lors de mes activations. En aucun cas je ne saurais prétendre être un connaisseur en la matière, j'essaie simplement, par la voie des ondes, par mon blog, grâce à tous les renseignements recueillis auprès des propriétaires, de revues, de livres ou tout autres, de ne pas laisser notre patrimoine tomber dans l'oubli. Si vous êtes propriétaire d'un moulin ou d'un château et que vous désiriez le voir activé et figuré dans mon blog, où que vous soyez en France, dites le moi, ce sera un but durant mes vacances, merci.
Le moulin de Saint-Maurice-sur-Vingeanne a été construit en 1227 par les Templiers de la commanderie de La Romagne, sur un terrain donné par Agnès de Saint-Maurice. En 1259, grâce à la donation d’Ynglète d’Orain, les frères de la milice du temple de La Romagne deviennent propriétaire de la ferme du Breuil, située entre les deux bras de la Vingeanne. En 1271, les Templiers achètent tout le fief de Saint-Maurice à Jean de Vergy. En 1312, l’ordre des Templiers a été supprimé par Philippe le Bel, les chevaliers de Malte, seigneurs de La Romagne, deviennent propriétaire du moulin banal de Saint-Maurice. Tous les habitants du village étaient obligés de faire moudre leurs grains à ce moulin banal et de payer une redevance pour cette mouture. En 1792, le moulin est déclaré bien national. En 1797, il est acquis par un vinaigrier de Dijon. Les auteurs révèlent dans leur livre les soubresauts de l’histoire du moulin : « En 1824, un procès oppose le propriétaire du moulin aux propriétaires de la ferme du Breuil. La ferme du Breuil et le moulin sont presque face à face, de chaque côté de la rivière, la cohabitation est ardue. L’utilisation du pont et de l’abreuvoir sont les causes de nombreuses discordes ».
Sur l’île du Breuil, un bâtiment avec une roue à aube a été construit afin de faire fonctionner un battoir. L’ancien moulin a été détruit, le battoir a été remplacé par une saboterie. Elle a fonctionné jusqu’en 1978. La roue du moulin a été remplacée, elle permet aujourd’hui, à son ingénieux propriétaire, Jean-Luc Bouley, de produire de l’électricité.