Sans aucune prétention et le plus simplement possible, j'espère vous faire découvrir une infime partie du patrimoine châteaux, moulins, lavoirs ou autres que je puisse rencontrer lors de mes activations. En aucun cas je ne saurais prétendre être un connaisseur en la matière, j'essaie simplement, par la voie des ondes, par mon blog, grâce à tous les renseignements recueillis auprès des propriétaires, de revues, de livres ou tout autres, de ne pas laisser notre patrimoine tomber dans l'oubli. Si vous êtes propriétaire d'un moulin ou d'un château et que vous désiriez le voir activé et figuré dans mon blog, où que vous soyez en France, dites le moi, ce sera un but durant mes vacances, merci.
Dans le Haut-Doubs, la montagne du Laveron sépare le bassin du Drugeon du lac Saint-Point et de la vallée du Doubs. Les calcaires du Jurassique supérieur constituent l'essentiel de l'armature de cet anticlinal qui s'étend selon un axe nord-est/sudouest. Ce massif culminant à 1112 mètres d'altitude est occupé par une forêt mixte bien caractéristique des montagnes très arrosées : la hêtraie-sapinière représente le stade climacique de l'étage montagnard supérieur sur les pentes moyennes à faibles. Dans ce contexte, entre Bouverans et La Planée, le bois de Chaule correspond à un ensemble bien typé. Le peuplement arboré y est dominé par le hêtre et l'épicéa, le sapin étant inégalement réparti et même absent dans la partie sud. La régénération naturelle du hêtre, localement très dynamique, peut induire l'existence de hêtraies denses. A ces exceptions près, les hêtraies-sapinières sont traitées en futaie jardinée ; cette gestion sylvicole permet de conserver un sous-bois frais particulièrement riche en espèces herbacées d'affinité montagnarde. Quelques clairières enclavées dans ces boisements sont occupées par des communautés de hautes herbes (mégaphorbiaies) et des affleurements rocheux apparaissent localement, la couche d'humus étant peu épaisse. Cet ensemble forestier est surtout connu comme l'un des bastions historiques du grand tétras, oiseau emblématique de la montagne jurassienne ; la population y est toutefois limitée à moins de cinq coqs. Cette espèce subit une forte régression dans toutes les montagnes en France. Bien que sa répartition soit très étendue dans le massif jurassien, sa présence est toutefois sporadique. Le bois de Chaule constitue l'un des dix massifs forestiers du Jura où la conservation de l'espèce semble être assurée ; de ce fait, sa préservation est considérée comme prioritaire par les spécialistes. Cependant, des fluctuations d'effectifs assez importantes sont constatées d'une décennie à l'autre. La variabilité de structure des communautés forestières et le fort degré de naturalité en font aussi un site favorable à nombre d'autres oiseaux typiques, comme la gélinotte des bois (bien représentée dans ce massif, comme dans toutes les forêts dont l'altitude est supérieure à 1000 mètres), la chevêchette d'Europe (dont une légère extension de l'aire de répartition est observée), ainsi que le casse-noix moucheté, le merle à plastron, le venturon montagnard, le pic noir, la chouette de Tengmalm (qui utilise les cavités creusées par ce dernier) et la bécasse.
DREAL Franche-Comté, .- 430020535, BOIS DE CHAULE. - INPN, SPN-MNHN Paris, 13P. https://inpn.mnhn.fr/zone/znieff/430020535.pdf