Sans aucune prétention et le plus simplement possible, j'espère vous faire découvrir une infime partie du patrimoine châteaux, moulins, lavoirs ou autres que je puisse rencontrer lors de mes activations. En aucun cas je ne saurais prétendre être un connaisseur en la matière, j'essaie simplement, par la voie des ondes, par mon blog, grâce à tous les renseignements recueillis auprès des propriétaires, de revues, de livres ou tout autres, de ne pas laisser notre patrimoine tomber dans l'oubli. Si vous êtes propriétaire d'un moulin ou d'un château et que vous désiriez le voir activé et figuré dans mon blog, où que vous soyez en France, dites le moi, ce sera un but durant mes vacances, merci.
L’Abbaye de la Joie-Sainte Claire, fondée en 1240 par Jacques de Bazoches, Evêque de Soissons, sur un terrain donné par Saint Louis. Cette Abbaye était un lieu de pèlerinage important aux reliques de la Sainte qu’elle contenait. Elle fut détruite à la Révolution et nous n’avons trouvé à son sujet que quelques documents retraçant son histoire. Les derniers propriétaires ont égaré les quelques archives qu’ils possédaient. Domaine de saint claire. A l’ouest de Berneuil, se trouve Sainte-Claire, où existait autrefois une maladrerie. Cet établissement ayant été mal administré, l’évêque de Soissons, Jacques de Bazoches, le donna, en juillet 1234, à l’ordre de Cîteaux, à charge de faire bâtir un autre refuge. Saint Louis confirma l’érection de ce lieu en abbaye, en 1240, et donna, sur la seigneurie des Ruisseaux, qu’il possédait dans le voisinage, l’emplacement nécessaire pour construire la chapelle et les bâtiments claustraux. Il y ajouta, en mars 1242, dix livres à prendre annuellement sur Compiègne et trois maisons, sises près du pont. En 1279, Jean Leclerc, bourgeois de Compiègne, donna à l’abbaye une propriété, sise sur le plateau et appelée Malvoisine. Adam d’Attichy, Gaucher, châtelain de Noyon, et d’autres seigneurs donnèrent des biens au nouveau BERNEUIL-SUR-AISNE. Cette abbaye avait pris le nom de Notre dame de la joie. Les reliques de Sainte Claire y furent déposées. Parmi les abbesses qui dirigèrent ce monastère, on site Sara, Agnès et Marie de Ressons, Marie de Bacouël. En 1342, Philippe VI fit une donation importante à cet établissement qui était très prospère lorsque les Anglais vinrent le dévaster en 1430, pendant le siège de Compiègne. Les bâtiments furent brûlés, les religieuses dispersées et les terres abandonnées. L’abbé de Cîteaux, Jean de Wion, jugea que la situation de ce monastère, dans les bois, convenait plutôt à une communauté d’hommes. L’abbaye fut donc transformée en prieuré le 6 novembre 1451. Des religieux de l’abbaye d’ourscamp vinrent s’y installer : leur premier prieur ut Clément de Lihons. Le 13 mars 1519, le lieutenant général du bailliage du Valois accorda aux moines l’autorisation de construire un moulin à blé sur l’Aisne. Cette autorisation fut confirmée le 17 avril 1520 par François de Billy, grand maître des eaux et forêts. En 1567, les Huguenots pillèrent le prieuré et brûlèrent l’église qui ne fut rebâtie qu’en 1628. Cette nouvelle chapelle fut démolie en 1787. Le vingt-huitième et dernier prieur fut Jean-Baptiste Vincent Balland, qui fut à la tête de la communauté depuis le 10 septembre 1786 jusqu’à la Révolution. Monsieur Louis-Henri Danger, major de dragons, chevalier de Saint-Louis, acheta, le 28 décembre 1790, moyennant 40 000 livres, les bâtiments et dépendances de l’ancien prieuré. Il les revendit, le 9 octobre 1791, moyennant 45 000 livres, a Monsieur René-Alexandre Denis, qui cède lui-même Sainte-Claire à Monsieur Adrien Leroux, le 23 juin 1817. En 1821, la propriété revient au prince de la Trémouille, puis au duc de Coigny, puis enfin à Monsieur Lagarde. Les bâtiments claustraux avaient été détruits en 1817 et sur leur emplacement on édifia un château moderne.