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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 08:49

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Vestiges du moulin de la Forêt. 

Cet ancien moulin a été activé mardi 24 septembre 2013.


Construit en 1790, ce moulin se situe sur une dérivation de 350 mètres de long de la Blainette, ruisseau qui prend sa source à Condamine puis traverse l'étang de Villéron.

Il possédait, en 1850, deux roues à barils et une roue à aubes faisant mouvoir trois paires de meules dont une pour les gaudes ainsi qu'une huilerie. En 1855, il avait seulement deux roues à barils faisant mouvoir deux paires de meules. La chute était de 1,70 mètre pour une puissance de 6 chevaux-vapeur. Il chômait 8 mois par an en raison du manque d'eau. Un moteur semi-diesel fut installé vers 1920 puis un moteur électrique en 1963 pour lui permettre de travailler toute l'année.

Les meuniers furent, entre autres, depuis le début du XIXe siècle, Jean-Guy Couillerot, son fils Bertrand, Simon Renaud, Bernard Gay, Jean-Marie Moureau et son fils Fernand. Après la cessation de l'activité commerciale du moulin, en 1950, André Badot a continué à faire moudre pour son usage personnel jusqu'en 1970, date de la cessation définitive de toute activité. Il utilisa la roue à aubes ou la roue à augets jusqu'au début des années 1960, ensuite le moteur électrique.

En 1988, le syndicat de la Vallière a installé deux vannes automatiques à crémaillères juste à l'amont des vannes du moulin. Malheureusement, ce beau bâtiment, à pans de bois, de style bressan, s'est écroulé en 2000. Seule subsiste aujourd'hui la retenue d'eau.

Renseignements tirés du livre de Jean Brayard: "Le bassin de la Vallière, ses cours d'eau, ses moulins et leurs meuniers".

Photo: Moi-même Michel f8ggz.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 14:09

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Le moulin de Tageat, activé le 15 janvier 2013 par Michel F8GGZ/p sous la référence 71-039.

 

Situé directement sur la rivière "le Sevron", ce moulin a fonctionné jusqu'en 1993.

Il servait à la mouture des céréales secondaires à titre privé et à façon pour quelques "clients" amis.

Il avait été reconstruit en 1875, entièrement en pierre et doté de deux turbines de 20 kw de puissance environ chacune, sous une chute d'eau de 1,30 mètre qui mettaient en action quatre paires de meules; trois pour les céréales secondaires et une pour les gaudes.

Aujourd'hui, il est toujours en très bon état avec une paire de meules, ses deux turbines dont une est toujours en état de fonctionnement et tout son matériel comme le vannage, les poulies, engrenages......

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Je vous remercie, M. et Mme Bouvier (anciens propriétaires), pour votre aimable accueil et pour les renseignements  et merci également à vous, M. et Mme Stéphane Blondeau, nouveaux propriétaires, pour votre autorisation d'activation.

Photos: Moi-même: Michel F8GGZ

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 09:28

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Le moulin de Tagiset, activé le 8 janvier 2013 par Michel f8ggz/p sous la référence 71-038.

Ce moulin qui date de 1870 était un moulin à céréales. De cette usine, il ne reste plus rien ou presque du matériel si ce n'est une turbine hors fonction mais le bâtiment, qui vient de changer de propriétaire, est toujours aussi fier sur le cours du Solnan.

Le nouveau propriétaire, que j'ai eu le plaisir de rencontrer, envisagerait de le remettre en état pour produire de l'électricité. A suivre...

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Photos: moi-même: Michel f8ggz. 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 20:23

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Le moulin de Blaine, activé le 3 janvier 2013 par Michel f8ggz/p sous la référence 71-037.

Ce moulin est situé sur une petite dérivation de la rivière Blaine. Rappel: à la jonction du bief de l'étang des Claies avec la Blainette (limite des communes de Châteaurenaud et de St Martin du Mont), la Blainette prend le nom de Blaine.

Il est réglementé par une ordonnance royale en date du 5 novembre 1845.

En 1847, le procès-verbal de recolement (état des lieux) prescrit au sieur Paquelier pour le moulin de Bleyne, situé sur la rivière de Bleyne ou Bleynette: Nous avons constaté que le seuil des vannes de décharge n'avait pas été changé et qu'il se trouvait à 2,84 mètres en dessous du bajoyer (mur de l'écluse) de rive gauche du vannage pris pour point de repère, que la hauteur des vannes de décharge étaient de 1,40 mètre au dessus du seuil et qu'elles avaient toutefois chacune 0,98 mètre de largeur. Toutes les conditions prescrites par l'ordonnance royale, étant conformes, le procès-verbal de recolement dressé pour servir ce que de droit et valoir.

Les statistiques de 1855 indiquent: Deux roues à olives et une roue à barils pour une chute de 1,50 mètre qui font mouvoir trois paires de meules pour la mouture: une pour le blé, une pour le maïs et une pour le menu grain, au sieur Paquelier Emiliand.

En 1876, il y avait deux roues à barils et deux roues à olives pour quatre paires de meules, dont une pour la mouture des gaudes.

A partir de 1900, furent installées une machine à vapeur et une rebatte qui écorçait l'orge pour la consommation humaine.

Au milieu du XXe siècle, ce moulin travaillait à plein. Un moteur à huile lourde de fabrication suisse fut installé. Sa puissance était de 35 chevaux pour 260 tours/minute. Il faisait tourner deux paires de meules artificielles.

En 1954, le moulin fut équipé d'une turbine d'une puissance de 25 chevaux de marque Camille Dumond (Pont-Saint-Uze, Isère). Elle faisait fonctionner deux autres paires de meules artificielles.

Les meuniers successifs depuis 1847 furent Emiliand Paquelier jusqu'en 1874, Pierre Nicolas, son fils Bertrand, son petit-fils Alphonse, enfin son neveu Rémy de 1949 jusqu'en 1971, date de l'arrêt définitif du moulin.

Actuellement, Rémy Nicolas a installé un vannage à crémaillère. Habitant sur place il a conservé une turbine couplée à une génératrice pour le chauffage de sa maison (arrêtée depuis quelques années maintenant en date de 2012). 

L'ensemble, moulin et habitation est entretenu dans un excellent état.

Merci M. et Mme Nicolas pour votre accueil et ce petit café de l'amitié.

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Renseignements tirés du livre de Jean Brayard: "Le bassin de la Vallière, ses cours d'eau, ses moulins et leurs meuniers".

Photos: moi-même: Michel f8ggz.

 

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 17:03

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Le moulin de Marcilly à Bruailles, activé le 31 décembre 2012 par Michel f8ggz/p sous la référence 71-036.

1856: L'enquête ouverte sur le projet de réglement du moulin de Marcilly appartenant au sieur Lachize qui demande un délai de un an au lieu de six mois pour éxécuter les travaux du déversoir de son usine. Comme le réglement de l'usine de Marcilly n'a soulevé aucune réclamation, que par conséquent sa répartition ne présente pas un caractère d'urgence bien prononcé, nous pensons qu'il y a lieu d'accorder au sieur lachize la faveur qu'il demande.

En 1859,une machine à vapeur est ajoutée.

En 1863, il est équipé de deux turbines de 12 chevaux, une machine à vapeur de 15 chevaux et deux roues à aubes.

Monsieur Père, né dans les années 1860, a été meunier dans les années 1920, remplacé par monsieur Cornier.

Louis Augier, né en 1901, a acheté ce moulin en 1933 à monsieur Cornier qui ne l'avait exploité que pendant quelques années. Il disposait alors de deux turbines. Celle de l'entrée servait principalement à faire tourner une paire de meules et le cylindre pour la farine panifiable ainsi que les accessoires. La deuxième turbine servait pour la mouture des gaudes, surtout en hiver et pour monter le grain avec le monte-charge et la chaine à godets pour la farine. Cinq personnes étaient employées à temps complet à cette époque pour la mouture à façon, la farine panifiable et le commerce.

Le moulin a complètement brûlé en 1938. Il fut alors reconstruit avec les étages actuels. En 1997, un nouvel incendie détruisit la partie EST qui ne fut pas reconstruite.

La famille Augier a arrêté définitivement l'exploitation du moulin en 1967, ne pouvant plus assumer la charge de travail.

En juillet 1991, le syndicat d'aménagement de la Vallière a installé un clapet automatique à vérin hydraulique au niveau légal du droit d'eau.

Dominique Nicod a acheté ce moulin à la famille Augier en 1997 et l'a complétement réhabilité.    (* Dominique est le fils de Michel Nicod. Voir "le moulin Garnier à Gizia").

Les deux turbines de 30 & 45chevaux ont été transformées pour la production d'électricité pour EDF. Le niveau d'eau se régule automatiquement grâce à un verin hydraulique sur la retenue de la Vallière. De même, les turbines s'arrêtent de fonctionner automatiquement lorsque le niveau de l'eau baisse au dessous du niveau légal.

Cependant, aucune modification n'a été apportée au principe des engrenages de l'ancien moulin. La grande couronne de la turbine, dont les dents sont en bois de charmille, s'encastre sur les pignons en fonte de la petite couronne qui actionne l'alternateur (ou génératrice). La turbine tourne à 40 tours/minute, le multiplicateur à 750 tours/minute et produit un courant triphasé à 400 volts. Elle est naturellement moins importante en période d'étiage.

les clapets, pour la mise en marche des turbines, ont été installés sur vérins pneumatiques et les supports des turbines placés dans une buttée à roulements à billes, à l'intérieur de la crapaudine. Ces turbines, qui avaient remplacé celles installées en 1863, ont été fabriquées par les établissements Alaise et Vadot à Louhans.

On peut évaluer la production d'électricité de chacun des moulins de Sagy et Marcilly à environ 50 000 kW/heure par an et par unité motrice (turbine).

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(* Note personnelle: Michel.)

Renseignements tirés du livre de Jean Brayard: "Le bassin de la Vallière, ses cours d'eau, ses moulins et leurs meuniers"

Photos: Moi-même, Michel Godart, f8ggz.


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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 19:04

Moulin de Chantemerle dmf-71-015[1]

Le moulin de Chantemerle à Sagy a été activé le 13 août 2010 par Michel f8ggz/p au micro et Laurent f8fsc/p au log sous la référence 71-015 et réactivé le 24 décembre 2012 par Michel f8ggz:p au micro et au log.

 

Le moulin de Chantemerle est situé directement sur le cours de la Vallière.

Description de l'ingénieur hydraulique des ponts et chaussées en 1853: Cette usine est située sur la Vallière, immédiatement en amont du chemin de grande communication N° 21. Dans la ventilerie se trouvent deux vannes de décharge qui ont ensemble 2,55 mètres de largeur sur 1,70 mètre de hauteur. Elles sont en outre habituellement surmontées par des hausses mobiles de trente centimètres de hauteur. Sur la rive gauche, à 250 mètres en amont de l'usine, on peut reconnaitre les traces d'un ancien déversoir qui avait un vingtaine de mètres de longueur. Cette construction est complètement en ruine et ne peut plus servir ni de régulateur ni moyen de décharge. 

Les terrains situés le long de la Vallière en amont du moulin de Chantemerle, présentent quatre parties distinctes. La rive gauche d'abord, influencée sur 40 à 50 mètres de largeur par la retenue, présente une pente continue jusqu'aux rigoles qui aboutissent au dessous de l'usine. Sur la rive droite, il y a trois parties distintes:

 1°la prairie du Cley; elle est traversée par un fossé d'assainissement qui passe à droite de l'usine et rejoint en aval la rivière.

2° La prairie de Saugeat est située en amont et elle est parcourue d'un fossé de décharge de peu d'importance qui se jette dans le bief.

3° La prairie de Vériat est située à l'amont de la précédente, le long d'un petit ruisseau de peu d'importance. Cette prairie est généralement en mauvais état et présente un aspect marécageux. Cette circonstance provient de la nature des eaux de source ferrugineuses du fossé qui la traverse.

Le 25 septembre 1854 un arrêté préfectoral réglemente les ouvrages de ce moulin.

1855: Moulin ayant quatre paires de meules qui sont misent en mouvement, savoir deux paires par deux roues à barils et deux paires par deux grandes roues. Chute de 1,80 mètre pour une force dynamique de 16 chevaux. Une paire de cylindres avec une roue à barils, position avantageuse, chômage pour deux paires de meules.

1856: Le sieur Petitjean demande à ne pas construire un déversoir régulateur qui éviterait certaines innondations car l'eau du bief de fuite provoque d'après eux des dégâts considérables. 

 Cette usine a une paire de meules à blé, une paire à maïs et deux pour le menu grain, également une paire de cylindres. La cage de l'usine est, en 1855, en bois et briques (en pierre en 1860). Elle comprend, au rez-de-chaussée, le mécanisme et une blutterie, quatre paires de meules dont deux anglaises. A côté, la machine à battre et vannoire (tarare). L'habitation, située à dix mètres est composée de quatre pièces.

En 1860 (date gravée dans une poutre), quatre turbines, d'une puissance moyenne de 14 chevaux, furent installées par les établissements Alaise et Vadot de Louhans.

Les meuniers successifs furent en 1855-1856: Pierre Moureau, en 1856 Pierre Paquelier, la famille Gilles à partir de la fin du XIXe sciècle. En 1907: Gabriel Duvernay puis les frères Eugène, Léon et Emile Moureau qui exploitèrent le moulin jusqu'en 1919, la famille Gilles, la famille Rude ensuite, composée de dix personnes. Julien Rude, né en 1903, rhabilla une paire de meules pour que le grand-père de Jean Brayard, Claude Brayard, puisse travailler le mieux possible pour son importante clientèle de mouture à façon.

En 1930, désiré Gaudot et Paul Humbey prirent la succession jusqu'en 1936, date à laquelle le père de Jean Brayard puis Jean lui-même l'exploitèrent jusqu'en 1974.

A propos de la famille Gilles, Armand, né à Sagy en 1883, sauva, à l'age de 10 ans, un de ses jeunes camarades tombé par accident dans le creux du moulin de Chantemerle. Cet acte de courage lui valu une médaille d'argent de la société des sauveteurs. Lui et son frère, morts vers 20 ans, sont inhumés au cimetière de Sagy.

Actuellement, cet important bâtiment en pierre de taille est une résidence secondaire. Il est bien entretenu. La toiture a été complètement rénovée en 2005. L'habitation, de style bressan, est également bien mise en valeur.

 

Renseignements tirés du livre de Jean Brayard: "Le bassin de la Vallière,ses cours d'eau, ses moulins et leurs meuniers" 

Photo: Moi-même: f8ggz Michel.

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 14:12

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Le moulin du Villard, DMF 71-028, activé le 16 juin 2012 par Michel F8GGZ/p.

Ce moulin date de 1669 comme indiqué par cette date gravée sur le linteau du vannage.

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Il possédait une ou deux roues à augets en dessus et trois paires de meules pour le maïs, le blé et le menu grain.

D'autres renseignements seraient les bienvenus; merci.

Photos: Michel f8ggz

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 06:12

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Le moulin des Es-Montots, activé le 12 mai 2012 par Daniel F8GAF/p au micro et Michel F8GGZ/p au log informatique.


Au début du XXème siècle, alors qu'il appartenait au baron de Thoisy, le moulin est transformé et modernisé. Les deux roues en bois sont remplacées par une turbine mue aussi bien par l'eau de la Guyotte que par un moteur électrique. De plus, les trois meules sont complétées par un cylindre à blé.

Le 20 novembre 1910, dans le cadre de la dispersion aux enchères du domaine des Montots, le moulin est acquis par M. et Mme Jean Guyon. M. Guyon décède en 1918 et le moulin passe à son fils Aristide qui le reconstruit après son incendie en 1930. Le 4 mars 1947, c'est M. Gaudillère qui en fait l'acquisition; Il en est le dernier meunier. L'acte de vente mentionne toujours trois paires de meules.

Les héritiers Gaudillère vendent le moulin le 8 mai 1963 alors qu'il ne comporte plus qu'une seule paire de meules. Il est acheté par les frères Richard, minotiers à St Bonnet en Bresse, qui entendent ainsi neutraliser ce petit moulin et favoriser leur minoterie. Ils en démentèle le mécanisme. Le 16 mai 1978, le bâtiment est acquis par M. Laroche, restaurateur à Meursault (21). Enfin, l'ancien moulin des Montots est racheté par M. et Mme Fèvre le 6 mai 1998 qui entreprennent des travaux de rénovation: aménagements  intérieurs, peinture de la façade, désenvasage du bief et de la turbine.....

Infos: Histoire des moulins et meuniers

Photo: Daniel F8GAF à Clux (71) 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 08:34

Moulin de Raquette

Le moulin de la Raquette, hameau des Sutils à Savigny-en-Revermont, DMF 71-025, activé le 10 mars 2012 par Michel, f8ggz/p.

 

Ce moulin se trouvait sur une déviation de la Blainette. Le canal de fuite, long de quelques mètres seulement, se jetait dans la Blainette avant le pont du chemin communal de Vériat aux Sutils. La dérivation, d'une longueur de 400 mètres, a été comblée. Il disposait d'un bassin de réserve avant la vanne de décharge faisant fonctionner, en période sèche, une roue à augets, placée sur le côté. Pendant les hautes eaux, il tournait avec une roue à aubes. Il possédait deux paires de meules dont une pour les gaudes.

 

Le moulin de la Raquette porte ce nom à cause d'une palette mise entre les augets de la roue. Ces palettes, qui claquaient à chaque passage, s'entendaient dans tout le hameau.

 

Les statistiques de 1855 indiquent: moulin fonctionnant au moyen de deux roues à barils, faisant tourner chacune une paire de meules, une chute de 1,50 mètres pour une force dynamique de 4 chevaux. Situation médiocre, il chôme 4 mois par an par manque d'eau.

 

Les meuniers furent, de 1855 à 1880, Alexandre Jeannier, Gaspard Pernin, Berthaud, Alix Jeannier et Martial Riligent. Sébastien Clerc a hérité de ce moulin par sa mère vers 1880. Il l'a compètement rénové au début des années 1900 avec la pierre transportée par des attelages de chevaux depuis le proche Jura (la pierre était taillée sur place) ainsi que de la brique pour consolider le bâtiment. La date de la rénovation est indiquée au dessus de la porte côté Est. En 1927, seul le moulin à gaudes tournait.

 

Il a été vendu à un suisse qui l'a transformé en résidence secondaire.

Source: Le livre de Jean Brayard: "Le bassin de la Vallière, ses cours d'eau, ses moulins et leurs meuniers"

Photo: Michel, f8ggz


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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 21:11

Moulin de St Martin du Mont. link 

 

 

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Le Moulin de Saint Martin-du-Mont, activé le 11 février 2012 par Michel, f8ggz/p, au micro et Daniel f4gaf/p au log.

 

Moulin sur la Vallière.

 

Cette commune ne possédait qu'une seule usine hydraulique.

Le moulin de St Martin-du-Mont est situé sur un canal de dérivation de la Vallière de 500 mètres environ. Cet ancien moulin seigneurial appartenait à Antoine Mailly (1742-1819), seigneur de Châteaurenault, maire de Louhans à la révolution.

 

Un document du 26 décembre 1809 indique: Une expertise amiable de la part du sieur J.P. Prudent, cultivateur à Sagy et François Barbier, charpentier au dit Louhans, de la part de Joseph Pain, meunier aux moulains de St Martin- du- Mont à l'effet de faire la visite et la reconnaissance au dit moulain, usines bâtiments et dépendances. D'après les clauses voulues par les baux, papiers à l'un et l'autre par monsieur Antoine Mailly, propriétaire des dits moulains assisté des dits Prudent et Pain, avons procédé à la visitte ainsy que s'en suit: le premier moulain de la chambre du côté à bize se trouve dans l'état seavoir le rouet, la roue, l'arbre, les tourillons bois et à demi usé le coffre à recevoir la farine sous l'archure. Bien entretenue la trémie, de même le chevallet et la couverture.

 

En 1853, ce moulin appartenait à Guillemin, gendre de Mailly.

 

En 1855, le moulin a cinq paires de meules; une paire de meules à blé, une à maïs, une à seigle et deux pour le menu grain. Trois paires sont mises en mouvement par de grandes roues à olives, deux par des roues à barils. La chute est de 2,20 mètres pour une force dynamique de 20 chevaux.

 

la même année, sur la plainte des propriétaires riverains, l'ingénieur en chef des ponts et chaussées indique: Au Sieur Guillemin de se mettre en conformité vu l'état du barrage de dérivation, comme les moulins de Sagy et de Marcilly situés à l'amont et à l'aval de ce barrage.

 

Il a été réglementé par arrêté préfectoral le 31 août 1855.

 

Le 2 août 1892, les ponts et chaussées de Louhans autorisent Monsieur Cerf-Guigue, entrepreneur à Louhans, au nom du propriétaire du moulin de St Martin-du-Mont à reconstruire en maçonnerie le déversoir de l'usine.

 

En 1924, Eugène Guichard quitta le moulin de Parmoins pour celui de St Martin-du-Mont. Un contrôle administratif constatant qu'il avait relevé anormalement le niveau des hausses des vannes, provoquant des innondations, il dut se mettre en conformité. En peu de temps, l'eau est revenue à son niveau normal.

 

Les meuniers de 1825 à 1887 furent Janiot, Philibert et François Clerc (son gendre) puis Alphonse Coulon jusqu'en 1923, Eugène Guichard jusqu'en 1945 et enfin les frères Raymond et Paul Guichard.

 

Eugène Guichard, au début de 1924, a réhaussé le moulin et l'a aménagé tel qu'il est encore aujourd'hui.

 

A la fin des années 1960, Paul Guichard et son frère Raymond ont mis en place côté nord des cellules à grains en vue du stockage.

 

Le moulin a cessé définitivement son activité en 1988.


 

D'après le livre de Jean Brayard: Le bassin de la Vallière, ses cours d'eau, ses moulins et leurs meuniers.

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