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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 08:14

Activations-37-008.jpg

Le moulin de lecé, activé le 9 octobre 2013 sous la référence 37-016.

 

Dans la campagne au lieu-dit "Chuche", le moulin cavier, construit vers 1820, émerge d'une petite éminence. De forme rectangulaire, la tour (massereau) est excentrée par rapport à la masse formant une terrasse herbacée ce qui a permis au constructeur de l'époque d'obtenir de grandes salles sous celle-ci.

 

Sur un côté, l'étroitesse de la terrasse n'aurait pas permis la manoeuvre tournante de l'échelle, ni l'entoilage des ailes; on y a suppléé par un balcon en bois, disparu, mais dont les corbeaux en pierres sont toujours visibles.

 

Le moulin possède à l'intérieur une partie de ses mécanismes de broyage et a fonctionné jusqu'en 1914; les ailes ont été enlevées vers 1920. La hucherolle menaçant ruines a été démontée vers 1980.

 

Il est devenu résidence, non d'un meunier, mais d'un ancien boulanger-pâtissier qui espère bien continuer de le remettre en son état d'origine.

 

Le moulin est inscrit à l'inventaire des Monuments historiques par arrêté du 16 mars 1976.

Activations-37-011.jpg

 

Je remercie vivement les propriétaires de ce moulin pour leur très sympathique accueil.

Cette activation s'est déroulée au sein même de la propriété.

Encore merci. 

 

Renseignements recueillis sur le livre de monsieur Gabriel-Henri Pent: "Les moulins en Touraine". Merci monsieur Penet.

Photos: Moi-même, Michel Godart

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 04:16

moulin-de-chouze-002.JPG

Les deux moulins caviers des Pelouses à Chouzé-sur-Loire, activés le mercredi 9 octobre 2013.

 

A Chouzé-sur-Loire, ancien petit port actif au temps de la marine de Loire, trois moulins caviers sont les survivants de six existants jadis dans la commune. L'un, à l'écart, s'achemine doucement vers la ruine, abandonné de toute vie.

Non loin, dans la rue des Moulins la bien nommée, un groupe de deux moulins caviers, des XVIII et XIXème siècle, offrent un grand intêret architectural et éthnologique.

Le premier, de masse exagonale, construit avant 1780, possède un massereau (tour conique) peu élevé. La cage, disparue, était équipée d'ailes à toiles. Le plus grand, édifié vers 1815, de forme rectangulaire avec sa haute tour conique, (surélevée vers 1855), supportait la hucherolle aux ailes mécanisées en planches, de type "Berton".

 

Tous deux sont remarquables par leurs belles salles voûtées en tuffeau bien appareillées. Les maçonneries (masses des bâtiments) sont relativement en bon état, sauf la partie arrière écroulée du grand moulin, minée par les pluies, victime du peu d'intérêt et du manque d'entretien des hommes qui se sont succédés depuis l'arrêt de son activité en 1895...

 

A l'intérieur, construits semblablement, les deux moulins possèdent au centre, comme tous les caviers, la salle des meules et deux pièces adjacentes de chaque côté qui étaient réservées l'une à l'habitation, l'autre au stockage des sacs de blé et fûts à vins.

 

Un artiste anonyme a sculpté, dans le tuffeau du chambranle d'une porte, la tête d'un meunier, avec son bonnet caractéristique! (autoportrait??)

 

Dans le petit moulin, une pièce au sol en terre battue, à l'origine, était l'écurie de l'âne, compagnon indispensable au transport des sacs et du meunier.

Le grand moulin, avec sa grande cave au nord, qui était de toute beauté, permettait l'élaboration du vin grâce au pressoir et aux foudres en chêne installés là.

 

Stanislas Vallée de Champfleury, ancien batelier de la Loire, constructeur du grand moulin, s'était entouré d'une équipe de "pierreux" de talent qui ont fait des moulins des constructions harmonieuses. La Loire, au siècle précédent, occupait tout un monde de mariniers dont certains, lors du déclin de la batellerie, se "reconvertirent" en meuniers en s'employant aux moulins près du fleuve.

 

Il y a, en effet, une certaine analogie à conduire aux vents une gabarre du passé et la marche d'un moulin!

 

Lorsque deux moulins si près fonctionnaient ensemble, les ailes tournaient, paraît-il, dans le sens contraire l'une des autres pour éviter les remous d'air! Anecdote recueillie de la mémoire défaillante d'un vieux meunier, ou facétie de celui-ci?

 

Le grand moulin des Pelouses reste attaché à une partie de l'histoire tragique des hommes de la période troublée de la révolution.

 

En 1793, Nantes, dernier port sur la Loire, est sous la terreur du comité de Salut public installé par le ministre Jean-Baptiste Carrier, ancien clerc de notaire, devenu député du Cantal, envoyé à Nantes par le gouvernement révolutionnaire et chargé d'une mission: "épurer et purger le corps politique de cette ville de toutes les mauvaises humeurs qui y circulent contre la république"...(Jules Michelet, Histoire de la révolution française.)

 

Il va s'y employer avec Zèle en faisant mourir jusqu'à cent personnes par jour. Il a trouvé le moyen rapide pour cela: il noie nobles, bourgeois, prêtres, femmes et enfants compris en organisant des "baptêmes révolutionnaires dans la baignoire nationale" (la Loire)... Il a fait confectionner des bâteaux dont le fond s'ouvrait une fois rendu au milieu de l'estuaire. Les survivants à la noyade étaient exécutés au fusil par des tireurs sur la rive ou assommés par les rameurs des barques.

 

C'est ainsi que deux frères échappent à la noyade et sont cachés dans la gabarre d'un marinier de Chouzé-sur-Loire. Stanislas et Jean-Baptiste de Champfleury, négociants, sous le nom de Vallée, trouvent en ce port l'asile et la paix après ces événements tragiques.

 

Le temps de la paix civile est revenu; bien intégrés à cette commune, Stanislas s'associe à ses sauveteurs et devient marinier; son frère Jean-Baptiste s'emploie comme meunier aux moulins des Pelouses. Il fonde une famille par son mariage avec l'une des filles d'un meunier et édifie, vers 1819, avec son frère Stanislas, le grand moulin qui sera modernisé avec ailes en planches en 1855.

 

A l'arrêt de leur activité, les ailes furent démontées et les moulins connurent divers fonctions (entrepôts, séchage de tabac, concervation du vin en cave, boulangerie communale, logements de journaliers etc...) qui leur évitèrent la ruine complète, contrairement à leurs autres voisins disparus. Les hucherolles ruinées, menaçant de tomber, ont été démontées...


Ce bel ensemble, d'une architecture particulière à cette région, est en cours de réhabiliotation. Ses hôtes s'emploient à remettre en place les mécanismes de mouture qui avaient été dispersés et ont bien l'espoir que les moulins retrouvent un jour les hucherolles avec leurs ailes. Il méritent d'être sauvegardés, dans ce charmant village de meuniers et de bateliers du passé des bords de Loire.

 

L'ensemble des monuments a été classé Monuments historiques par arrêté du 18 septembre 1995.

moulin-de-chouze-001.JPG

                                                         L'intérieur du grand moulin

Renseignements recueillis dans le livre de monsieur Gabriel-Henri Penet,  propriétaire des moulins des Pelouses. Merci Monsieur Penet.

Photos: Mon beau-frère, Didier Lemaire à Bourgueil.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 03:00

 

  Photo recueillie sur Wikipédia: le moulin de l'Islette: Didier Gautron www.do.design.fr

 

Le moulin de l'Islette, activé le jeudi 10 octobre 2013 sous la référence 37-017.

Avec Alain, F1MMR/p au mog informatique.

 

C'est une belle construction du XVIIIème siècle, du même nom que le château voisin dont il dépend toujours. Il est édifié sur une petite île, d'où son nom.

Le moulin est cité dans un inventaire de 1790 en fonctionnement. La partie ancienne à colombages a été agrandie d'une aile carrée aux fenêtres encadrées de pierres de taille. Le plan de 1814 et l'état de 1879 indiquent qu'il possédait deux roues hydrauliques, une à chaque pignon, entrainant trois paires de meules. Son arrêt se situe vers 1930. Devenu résidence, il a perdu ses deux roues mais a conservé une partie de son mécanisme intérieur.

Entouré de biefs naturels fleuris, l'ancien moulin, recouvert de vigne vierge, à côté du château, forme un site architectural de belle qualité.

Ici est conservé le souvenir de Rodin et Camille Claudel qui y abritairent quelques temps leur esprit de créativité et leurs tumultueux amours....

Activations 37 001

                                                      Le moulin et le château d'Islette.

Photo: Moi-même Michel Godart

 

Renseignements tirés du livre de Gabriel-Henri Penet: Moulins en Touraine.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 13:12

Ancien-Moulin-de-GIZEUX--3-.JPGAncien-Moulin-de-GIZEUX.JPG

Le moulin de Gizeux a été activé le 11 octobre par Michel f8ggz/p au micro et Alain F1MMR/p au log sous la référence DMF 37-010.

Cet ancien moulin qui dépendait à l'origine directement du château de Gizeux devaitêtre une scierie.

SVP, si vous avez des renseignements sur ce moulin, merci de me les faire parvenir, j'en serais ravi.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 08:44

Moulin-Scee.JPG

Le moulin Scée, activé le 14 octobre par Michel f8ggz/p sous la référence DMF 37-013.

     Ce moulin aurait été construit par des moines de l'abbaye de Fontevraud; on sait que le bâtiment d'origine dépendait, au XVIIe siècle, de l'abbaye de Bourgueil jusqu'au 19 foléal an II.

8 mai 1794, archives notariales de Gizeux.

      Situé sur cette commune, sur une boucle du Changeon, alimentant son bief, il était actionné par une roue à pales, dite de côté, entrainant trois paires de meules avec une chute d'eau de 1,50 mètre en 1879, remplacée en 1948 par une turbine Francis de 12 CV puis par un moteur à huile lourde remplacé ensuite par un moteur électrique de 12 CV. Cette turbine est fixée au fond d'une chambre à eau d'environ 3 mètres de profondeur. Son entrainement consiste en une denture en bois de cormier sur denture en fer et sa démultiplication s'établit par poulies et courroies actionnant une première transmission au rez-de-chaussée du moulin et une seconde au troisième étage entrainant l'une et l'autre les divers matériels nécessaires aux moutures.

     Il produisait jusqu'en 1972 de la mouture de céréales secondaires pour animaux avec une paire de meules en silex et de la farine boulangère acec ses trois appareils à cylindres.

     Le moulin conserve tous ses mécanismes au complet dans le bâtiment qui avait été réhaussé au XIXe siècle de cinq niveaux pour le rendre plus performant au vu de l'installation de matériels modernes aux étages:  broyeurs, convertisseurs et planchisteurs, ceux-ci actionnés par des transmissions à courroies, chaines à godets, monte-charges, toujours en place et en état de marche.

     A l'extérieur le bief, le vannage à trois palettes et le déversoir bien entretenus, situés à environ 35 mètres du moulin, avec une chute d'eau de 2,20 mètres, alimentent la turbine et tous les mécanismes que le propriétaire, ancien et dernier meunier, maintient en état de fonctionnement, le moulin ayant cessé toute production en 1972 après une activité réduite depuis 1964.

Vannage-du-moulin-Scee.JPG

     C'est le seul moulin ayant conservé son caractère, sur les six moulins voisins désaffectés, dont l'un était un moulin à foulon.

     Il mérite d'être conservé en cet état, pour la mémoire de la meunerie traditionnelle de la vallée du Bourgueillois, c'est pourquoi il a été inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques par arrêté du 11 mai 2000. L'ancien meunier, passionné de son ancien moulin, s'emploie à le faire revivre pour des visites guidées au public, tout l'été, chaque année.

L-eau-c-est-la-vie.JPG

J'apprécie tout particulièrement cette inscription sur le vannage.

Merci pour la visite et merci à monsieur Gabriel-Henry Penet, auteur de l'ouvrage: Moulins en Touraine d'où je tire ces renseignements.

Photos: Moi-même.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 08:28

Le-moulin-Neuf.JPG

Activé le 13 octobre 2012 par Michel F8GGZ/p sous la référence DMF 37-012

     Situé à la limite de la commune de St Nicolas de Bourgueil, au lieu dit la paririe de Contrie, son origine remonte au XIVe siècle, propriété de l'abbaye de Bourgueil.

En 1879, il possède une roue à pales et trois paires de meules, avec une chute d'eau de 1,35 mètre. Désaffecté, il est une agréable habitation.

Renseignements tirés de l'ouvrage de monsieur Gabriel-Henry Penet: Moulins en Indre et Loire.

Photo: moi-même.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 07:51

Le moulin de la Planche

Le moulin de la Planche à Bourgueil a été actvé par Michel f8ggz/p le 13 octobre 2012 sous la référence DMF 37-011.

Ce moulin, datant de 1543, est Cité en 1707 quand une crue de la Loire fait remonter les bateaux sur le Changeon jusqu'à ses abords.

    Edifié en centre ville, c'est une construction en tuffeau de trois étages qui dépendait en 1543 de l'abbaye de Bourgueil. Il possédait, sur un état de 1879, une roue sur le côté du bâtiment actionnant quatre paires de meules avec une force brute de 12ch. Une construction a été édifiée à l'emplacement de la roue, celle-ci ayant été remplacée par une machine à vapeur, puis par une turbine horizontale à pales en 1900, qui existe toujours, non utilisée.

A l'intérieur subsiste, en bas, une partie du mécanisme d'entrainement des meules. 

Aujourd'hui, bien restauré en habitation, en conservant tout ce qui reste de son passé, dans un esprit de préservation de son caractère d'ancien moulin, il est devenu une résidence agréable pour ses hôtes qui s'emploient à restaurer l'extérieur en respectant son architecture et veillent à son environnement et sur la rivière qui a été parfois menacée.

Mo.de-la-Planche.JPGVannage-copie-1.JPG

           Une partie des engrenages                     Le vannage et le seuil de décharge

Renseignements: Monsieur et madame Robert Ross, propriétaires et l'ouvrage de monsieur Gabriel-Henry Penet: Moulins en Touraine. Merci.

Photos: Moi-même

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 06:08

Moulin-de-Roquemengarde.JPG

Le moulin de Roquemengarde à été activé le 2 août 2012 par Michel f8ggz/p au micro et Claude f5ayz/p au log.

Renseignements sur ce moulin bienvenus.

Photo: Michel f8ggz.

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 15:04

Moulin-Boutard-03.04.2012-002.JPG

Le moulin Boutard à Bourgueil 37140, activé le 28 avril 2012 par Michel f8ggz/p, est le dernier moulin toujours en activité sur le Bourgueillois.

 

Au XIX ème siècle, il n'y avait pas ùmpoins de 22 moulins à eau sur le Changeon. Avec la modernisation des mécanismes, les changements économiques et les habitudes alimentaires, ils ont fermé les uns après les autres.  

Au moulin Boutard, on a utilisé la force de l'eau jusqu'en 1956 tout en modernisant les installations. Aujourd'hui, c'est le dernier en activité sur Bourgueil.

Exploité par la famille Piaumier, il s'ouvre au public à de nombreuses occasions dans l'année; lors de la journée des métiers organisée par la chambre des métiers fin mars et pour les après-midi découvertes de l'office du tourisme en juillet et août. Les amateurs de patrimoine viennent en nombre découvrir ce site et ils apprécient d'être guidés par le meunier en personne.

Jacques Piaumier connait bien le métier puisqu'il y est depuis l'âge de 16 ans. Il a tout appris de son père qui lui-même a tout appris du sien...et cela dure depuis 7 générations, même si ce n'est pas toujours à Bourgueil. Le métier ne se perdra pas dans la famille puisque Paul, le fils, est aussi dans la partie. Il travaille actuellement dans une minoterie près de Tours.

Aujourd'hui le moulin Boutard tourne 3 ou 4 jours par semaine. Le reste du temps, Jacques assure la sélection des grains, le transport et l'entretien du matériel.

Dès la salle de réception des blés, on est dans l'ambiance. Le bruit des machines, l'air chaud et l'odeur de la farine....un pur régal et un vrai bonheur....

Merci madame et monsieur Piaumier pour le très sympathique accueil et la visite de votre moulin; Puisse-t'il tourner longtemps encore!: Bravo!


Petit historique. 

Ce moulin a été construit par les moines de Bourgueil vers le XII ème siècle sur le Changeon commune de Benais. Il est vendu par les moines en 1412.

Dans les années 1850, la seconde partie du moulin est construite et vers 1890, les premiers appareils à cylindres sont installés.

Monsieur Albert Piaumier succède à monsieur Nicier comme locataire exploitant du moulin en 1928 et fait installer un moteur diésel en 1930.

Les premiers appareils lafon, toujours en fonctionnement aujourd'hui, sont installés en 1954. La roue et les meules sont conservées et utilisées jusqu'en 1956. Le débit est augmenté en 1957 par l'installation de deux autres appareils à cylindres modèle Lafon ainsi que du plansichter et du transport pneumatique. Le débit passe alors à 300 kg de blé à l'heure au lieu de 100 kg auparavant.

En 1963, le matériel de nettoyage et de stockage est installé. Une fosse vrac est installée en 1966 pour la réception des blés. C'est le premier moulin équipé de ce système en Indre et loire. Une granuleuse est également installée pour la fabrication d'aliments pour les animaux.

En 1974, le fils d'Albert Piaumier, Paul, achète le moulin Boutard à madame Garnier-Moreau.

En 1983, une importante modification du matériel du moulin est effectuée; le bâtiment est surélevé pour permettre l'installation d'un nouveau plansichter plus performant, augmentant le débit jusqu'à 10 quintaux à l'heure.

le moulin Boutard obtient la certification biologique en 1998, tout en continuant la production normale.

Infos recueillies via moteur de recherche google chrome: le moulin Boutard à Bourgueil.

Photo: madame Joëlle Lemaire à Bourgueil ( ma petite soeur)

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 19:24

 

Vacances-2011---1--049.JPG

Le moulin de Lunas, activé le 9 août 2011

 

Au micro: Michel; f8ggz/p

Au log: Claude; f5ayz/p que je remercie ici pour son aide.

 

Au 18 ème siècle, Lunas possédait un modeste moulin appartenant à M de Peyrotte, originaire de Cazilhac, qui ne traitait que les olives de provenance locale ou des environs immédiats.

 

Ce n'est qu'en 1848 que M Henri Mouysset, originaire de Sénégra, vint s'installer à Lunas.

 

Il acheta alors une maison sise au confluent du Gravezon et de la Nize, où, ayant su canaliser les eaux de ce dernier cours d'eau et en utiliser l'énergie, il fonda un moulin qui fut à même de traiter pratiquement la totalité de la récolte d'olives en provenance de la région Bitteroise.

 

Les eaux généreuses de la Nize procuraient vie à une roue hydraulique qui actionnait une meule de pierre tournant dans un bassin, où les olives mûres, apportées par leurs propriétaires, étaient écrasées et réduites en une espèce de pâte onctueuse.

Celle-ci, répartie dans des bourses en alfa, appelées "couffins",  empilées sur un pressoir, était arrosée d'eau bouillante et subissait une presse d'une heure environ nécessitant le travail de quatre hommes.

Après repos du mélange liquide ainsi obtenu, l'huile, plus légère que l'eau, surnageait. C'est alors qu'intervenait le cueilleur, qui prélévait consciencieusement l'huile avec une sorte de cuillère en cuivre, appelée "levette".

La ceuillette terminée, le restant du liquide de presse était envoyé dans un bassin dénommé "l'enfer". Après quatre à cinq jours de repos il était possible d'y récupérer une dernière quantité d'huile surnageant, très fruitée et très forte.

 

http://www.lunas.org/histoire-de-lunas/histoire-metiers-jadis-moulin.htm

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